Cargèse : les monuments, l’histoire et les activités touristiques

Inspirée des cultures grecques, italiennes et françaises, Cargèse exprime à travers ses murs et édifices toute l’histoire qui l’a construite.

L’histoire multiculturelle de Cargèse

La préhistoire a laissé des souvenirs sur ce territoire côtier : des statues-menhirs et dolmens ont été retrouvées, du moins leurs traces pour certains exemplaires. Ces monuments se trouvent aussi bien dans la ville que dans les alentours. Cargèse regroupe justement plusieurs villages et hameaux, parmi eux : Frimicaghiola, Marchese, Ménasinan, Lozzi, Chiuni, U Cabanicciu… 

En 1663, tandis qu’ils fuient le régime ottoman, plusieurs centaines de grecs (environ 800) se réfugient en Corse. Le peuple nouvellement installé se voit soutenu par Gêne qui est alors maîtresse de l’Île de beauté et leur octroie des terres exploitables, véritable richesse agricole. En 1774, tandis que la Corse est de nouveau française, un homme décide d’exploiter ce site à la hauteur des espoirs stratégiques offerts : il s’agit de Marbeuf, dont les rumeurs disent qu’il serait le père de Napoléon… Toujours est-il qu’il créé la commune de Cargèse et s’en proclame Marquis. Il fait alors ériger un château fort, qui malheureusement ne restera pas debout bien longtemps, puisqu’il sera détruit en 1793 : les corses n’apprécient guère la présence des grecs sur leur territoire et ont incendié le monument…

Comme pour confronter pacifiquement leurs deux cultures, grecs et latins bâtirent deux églises, face à face et représentant respectivement leur religion. Aujourd’hui, Cargèse témoigne encore des confits qui ont rythmé la vie des grecs, des hommes préhistoriques qui y sont passés tout en dévoilant un paysage magnifique.

Quand les monuments de Cargèse racontent…

Cargèse possède deux églises, toutes deux construites relativement tard. L’église grecque Saint-Spyridon, achevée en 1872 reste fidèle à l’architecture des temples orientaux : un sanctuaire, une nef, des iconostases (tableaux à l’effigie des saints) et triptyques. A quelques pas de là, l’église latine de l’Assomption qui a vu le jour en 1825 et a reçu de multiples révisions présente aujourd’hui une nef au milieu de deux chapelles disposées en hémicycle. Le décor néoclassique si raffiné et coloré vous envoûte littéralement.

La tour d’Omiga guette la moindre arrivée suspecte, dominant le littoral : à sa vue, vous plongez tout droit dans une autre époque, celle où les combats pouvaient se déclarer à tout moment.
 

Quelles activités animeront votre séjour à Cargèse ?

Comme d’autres villes corses, Cargèse a le fabuleux avantage de côtoyer la mer mais aussi les montagnes. Offrez-vous donc une escapade au Col San Sebastiano qui se dresse sur la route d’Ajaccio. Dans un tout autre registre, le golfe de Sagona laisse quant à lui entrevoir un panorama magnifique sur la mer et la verdure qui la borde : de quoi vous donner l’envie irrésistible de partir en croisière sur cette eau turquoise… Embarquez en direction d’Ajaccio au sud, ou en direction de Calvi au nord, toutes deux riches en monuments et dont l’environnement est bel et bien fidèle à la Corse.

Les plus aventureux d’entre vous se risqueront aux sports dynamiques tels que la canyoning, les plus calmes et endurants savoureront plutôt une randonnée pédestre. De nombreux parcours vous sont proposés, et ce n’est pas de tout repos ! Vous entendrez d’ailleurs parler du sentier de Grande Randonnée : Tra Mare e Monti Nord, « entre mer et montagnes ». Ce chemin relie Calenza à Cargèse : plusieurs jours de marche assurés ! Sur votre chemin, vous croiserez l’église Saint Jean-Baptiste, une statue-menhir et plus authentique encore : les bergeries de Santa Lucia. Cargèse accueille les randonneurs pour un escale puisqu’elle a ouvert un gîte.

Amis des chevaux, sachez que vous pourrez aussi vous engager dans la nature de Cargèse et ses villages voisins au cours d’un itinéraire équestre.

Qui saura résister à l’appel des plages et leur sable chaud… ? A Peru, Chiuni ou encore Sagona, les bords de mer invitent au farniente, aux jeux d’eau ainsi qu’à la plongée sous-marine, dévoilant parfois de superbes espèces de poissons.

Venir à Cargèse : quel mode de transport ?

A mi-chemin entre Calvi et Ajaccio, vous pourrez venir de France en ferry ou en avion pour mettre un pied à terre dans l’une de ses deux villes escales par exemple. Vous pourrez faire appel à un chauffeur de taxi pour vous accompagner ensuite jusqu’à Cargèse, ou louer une voiture : en Corse, disposer d’une automobile offre une liberté de mouvements qu’il est bien difficile d’avoir autrement et permets de visiter la région aisément…

Il existe également des bus qui relient les villes entre elles : un manière conviviale de se déplacer, avec une proximité indéniable des habitants. Enfin, si vous n’avez pas le mal de mer, des navettes maritimes offrent des trajets entre les villes côtières : une autre manière d’aborder la Corse, permettant des angles de vue exceptionnels, loin du stress et des bouchons ! 

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