Le Parc Marin des Bouches de Bonifacio

La réserve naturelle des Bouches de Bonifacio a fusionné en décembre 2012 avec le parc national italien de l’Archipel de La Maddalena.

Le Parc Marin des Bouches de Bonifacio est international

Le parc marin des Bouches de Bonifacio est alors devenu international en couvrant les domaines maritimes de deux pays : la France et l’Italie au travers de deux îles : la Corse et la Sardaigne. Pour ceux qui viendront le découvrir, le détroit des Bouches de Bonifacio est un passage maritime étroit entre Corse et Sardaigne, constellé de hautfonds, de récifs d’îles et d’ilots. 11 kilomètres seulement séparent la Corse de la Sardaigne, mais cette petite distance est riche de trésors terrestres dont les archipels des Lavezzi et de Cavallo et sous-marins dont Mérouville et de nombreuses épaves antiques ou anciennes.

L’origine du Parc marin des Bouches de Bonifacio

Il faut remonter à l’initiative des anciens pour qu’une zone soit protégée dans les Bouches de Bonifacio. Bien avant qu’une réserve naturelle soit décrétée, les pêcheurs bonifaciens avaient de leur propre chef déclaré comme zone de pêche restreinte les abords des falaises bonifaciennes. Afin de préserver la ressource naturelle la zone côtière était interdite à la pêche hormis pour les pêcheurs âgés ; ainsi ceux-ci pouvaient encore sortit leur vieille barque et continuer à pêcher de quoi se nourrir sans s’aventurer en haute mer, en restant à la vue du sémaphore de Pertusato en cas de problème. Cette volonté de préserver la ressource s’est prolongée par la création de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio incluant la Réserve Naturelle des îles Lavezzi et la Réserve Naturelle des Tre Padule de Suartone.

 

Le patrimoine naturel des Bouches de Bonifacio:

Les Bouches de Bonifacio sont un détroit très important pour la navigation puisque c’est le seul passage qui relie la Mer Méditerranée (à l’ouest entre Corse et Baléares) à la Mer Tyrrhénienne (entre Corse et Italie). De tous temps, les navigateurs ont cherché refuge en passant les Bouches de Bonifacio pour fuir les tempêtes de vent d’Est (Levante) ou celles de vent d’Ouest (Ponante, Tramontane et le phénoménal Mistral).
Constellées d’écueils, de récifs, d’îles et d’ilots, si les Bouches de Bonifacio ont toujours été dangereuses à la navigation, les éléments déchainés, renforcés par l’effet Venturi entre montagnes corses et sardes y ont sculpté le relief comme nulle part en Europe. 

L’archipel des Lavezzi déjà formé de roche granitique issue des Maures et de l’Estérel ont pris ici des allures de chaos volcaniques des Seychelles où l’azur de la mer est renforcé par le sable blanc éclatant. C’est dans les Bouches de Bonifacio, sur les îles Lavezzi et à la Pointe de Sperone que l’on trouve le sable le plus blanc et le plus fin.

En dessous de la surface parfois si paisible et parfois si terrible de fureur que se développent une flore sous-marine et une faune aquatique que le parc marin protège désormais. Que ce soit de coraux (dont le plus précieux ‘corail rouge de Méditerranée’), de posidonies, d’algues ou de poissons, le patrimoine naturel des Bouches de Bonifacio est mondialement reconnu et des milliers de plongeurs amateurs et confirmés viennent contempler ici ce que l’on croyait accessible uniquement sous les tropiques.

Sur les îles Lavezzi, un mémorial et un cimetière rappelle qu’eut lieu dans les Bouches de Bonifacio le naufrage le plus dramatique de l’histoire de la navigation. La frégate La Sémillante qui amenait des troupes en Crimée pour renforcer les armées napoléoniennes coula une nuit de tempête dans les Bouches de Bonifacio après avoir heurté un récif. Aucun survivant ne fut retrouvé et le mémorial des Lavezzi rend hommage aux plus de 700 morts dont certains reposent dans le cimetière des Lavezzi.

La réserve naturelle des Tre Padule à Suartone prolonge sur la terre la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio et donc le Parc Marin International des Bouches de Bonifacio. Cette réserve naturelle protège un ensemble de trois lacs marécageux temporaires (mares) qui sont des zones humides à la flore à la faune sensibles dont deux espèces au moins sont endémiques de Corse.

 Plus d’informations sur le site du Parc Marin: http://www.rnbb.fr/

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